Autrefois le style des expéditions lourdes en Himalaya se caractérisait par la pose de kilomètres de cordes fixes sur la montagne pour faciliter la progression des alpinistes et les porteurs acheminaient de grandes quantités de matériel de camp en camp.
Aujourd'hui, les expéditions se sont considérablement allégées, il y moins de matériel et celui-ci est solide et léger, les groupes sont plus restreints, il y a moins de camps intermédiaires et surtout les ascensions sont effectuées en bon style, sans oxygène.

Il existe des avantages au style alpin en termes de légèreté et de mobilité mais la notion de rapidité devient toute relative sans oxygène au-dessus de 7500m comme je l'ai constaté au Broad Peak. On devient lent et à la merci d'un brusque changement de temps ou d'un quelconque imprévu.
Les exigences et les risques du style alpin sont plus importants et il faut savoir ne compter que sur soi-même.
Pour réussir, il faudra être parfaitement entrainé et acclimaté, fort physiquement et moralement.

Hilalayisme rime avec gros sac : ici le camp III du Broad Peak à 7200m devant le K2